SALUT, SALAM, AZOUL
nos ancêtres l'utilisaient déja pour lutter contre diverses maladies :
ils l'appliquaient sur les blessures vives,et les femmes la
machaient pendant leur période de grossesse
d'autres appliquaient sur les plaies la suie des cheminées
La boue arriverait aux cabinets médicaux ou pharmacies près de chez vous. Les scientifiques en Arizona signalent que les minéraux se trouvant dans la boue formeraient la base d’une nouvelle génération d’antimicrobiens très efficaces et peux coûteux destinés à lutter contre les infections de MRSA qui passent du cadre des soins médicaux à la communauté. Ces « superbugs » sont de plus en plus résistants à de multiples antibiotiques et causent des milliers de décès chaque année.
Contrairement aux antibiotiques conventionnels qui sont souvent administrés par injections ou pilules, la soi-disant « argile qui guérit » pourrait être utilisé comme crème ou pommade à étendre, afin d’empêcher les infections MRSA de se répandre, indiquent les chercheurs. L’argile semble aussi prometteuse dans le combat contre une grande série d’autres bactéries nocives, incluant celles qui causent des infections épidermiques et une intoxication alimentaire, ajoutent les scientifiques. Leur étude, l’une des premières à explorer l’activité antimicrobienne de l’argile naturelle en détail, fut présentée le 6 avril au cours de la 235e réunion nationale de l’American Chemical Society.
L’argile est utilisée depuis des milliers d’années comme remède pour les blessures infectées, l’indigestion et d’autres problèmes de santé, soit en l’appliquant sur la peau, soit en la mangeant. Aujourd’hui, l’argile est communément utilisée dans les stations de santé sous forme de bains de boue et de masques. Armés de nouveaux outils de recherche, les chercheurs ont commencé à examiner scientifiquement leurs hypothèses sanitaires.
« L’argile ressemble à une petite pharmacie chimique dans un paquet, » indiqua la codirigeante de l’étude, Lynda Williams. Docteur en Médecine et géochimiste à Arizona State University à Tempe. « Ils contiennent littéralement des centaines d’éléments. Certains de ces composés sont bénéfiques mais d’autres, pas. Notre objectif est de découvrir ce que la nature concocte et de tenter de trouver un meilleur moyen d’éliminer les bactéries nocives. »
Au cours de la nouvelle étude, financée par les Ntional Institutes of Health, Williams et ses collègues rassemblèrent plus de 20 échantillons différents d’argile autour du monde afin d’examiner leur activité antibactérienne. En collaboration avec la codirigeante de l’étude Shelley Haydel, Docteur en médecine et microbiologiste à Arizona State University, les chercheurs testèrent chacun des types d’argile contre plusieurs genres de bactéries connues pour causer des maladies humaines. Ces bactéries incluent le MRSA (staphylocoque doré résistant à la méthicilline), le Mycobacterium ulcerans (un microbe lié à la bactérie de la tuberculose qui aboutit à une maladie qui ronge la chair appelée Ulcère de Buruli), de même que l’E.coli et la Salmonelle (pouvant causer l’intoxication alimentaire). Les chercheurs identifièrent au moins trois types d’argile qui éliminèrent ou réduisirent considérablement la croissance de ces bactéries.
Les chercheurs tentent d’identifier les composés spécifiques de l’argile qui seraient responsables de son activité antibactérienne. A l’aide de la microscopie électronique et ionique, les chercheurs examinent également la manière dont cette argile antibactérienne interagit avec les membranes cellulaires des bactéries afin de découvrir comment elle les élimine.
Williams et Haydel continuent à tester les nouveaux échantillons d’argile recueillis autour du monde afin de déterminer leur potentiel contre les germes. Ils espèrent que les argiles les plus prometteuses seront développées en pommades pour la peau ou en pilules pour lutter contre une variété d’infections bactériennes ou, peut-être, en spray agricole pour prévenir l’intoxication alimentaire. Plusieurs compagnies ont exprimé leur intérêt dans la formation de partenariats afin de développer l’argile en agents antimicrobiens, indiquent les scientifiques.
Toutefois les chercheurs signalent que la boue normale peut contenir de dangereuses bactéries, de même que des minéraux toxiques tels que l’arsenic et le mercure. Jusqu’à ce que l’argile qui guérit soit développée et scientifiquement prouvée, ce qui nécessiterait des années, le lavage de main et les techniques d’hygiène appropriées sont ce qu’il y a de mieux pour éloigner le MRSA et les bactéries nocives, affirment-ils.
source : American Chemical Society -
Alger le 20 avril 2008
A Monsieur le Chef du Gouvernement.
Monsieur le Chef du Gouvernement,
Nous sollicitons votre Haute Bienveillance afin de vous demander de
bien vouloir intervenir pour préserver le Parc National d’El Kala contre
un tronçon de 17,8 Km de l’autoroute Est-Ouest.
L’autoroute Est-Ouest va en effet traverser le Parc National d’El Kala
dans la wilaya d’El Tarf et ce, en dépit des lois de la République. Ce
parc naturel est une aire protégée créée par un Décret présidentiel
de 1983 (décret N°83-458 du 23/07/83) avec la noble mission de
protéger un inestimable patrimoine naturel car il constitue un
réservoir exceptionnel de la biodiversité méditerranéenne.
Les statuts des Parcs nationaux algériens interdisent formellement
le passage d’une voie à grande circulation dans 4 des 5 classes de
protection définies par ce texte et ceci pour de nombreuses raisons.
Avant tout pour protéger les milieux naturels et les préserver aussi
authentiques et originaux que possible pour en tirer le maximum
d’avantages et de bénéfices sur les plans scientifiques,
technologiques notamment pour la santé et l’alimentation, pour la
culture et l’éducation et, sur les plans économique et social, pour
des activités agrosylvo-pastorales intelligentes et des activités
touristiques et sportives en rapport avec la nature qui est
certainement la valeur la plus sûre du développement de la région.
Mais, en traversant le Parc National d’El Kala, le tronçon d’autoroute
porte aussi atteinte aux fondements juridiques du Parc puisqu’il
réduit dangereusement le seul texte qui a force de loi pour défendre
ce territoire et, en le coupant en deux, il porte également atteinte à
l’intégrité même de l’aire protégée dont les principes et la gestion
en font un modèle d’aménagement du territoire qu’il faut étendre
plutôt que réduire par la fragmentation. Le schéma national
d'aménagement du territoire et le schéma de développement
agricole font d’ailleurs de cette orientation une préoccupation
majeure des politiques sectorielles dans le cadre du développement
durable.
Contrairement aux préjugés de conservatisme qui lui collent à la
peau Le Parc National d’El Kala est une entité dynamique dont on
apprécie difficilement les énormes bénéfices car ils sont surtout
immatériels. A ce titre nous citerons seulement deux exemples :
Les dizaines de travaux de recherche scientifique et de formation
universitaire qui y ont été menés depuis une vingtaine d’années ;
La renommée du Parc qui a de loin dépassé les frontières du pays
et rehaussé son prestige en matière de conservation (à ne pas
confondre avec conservatisme) de la nature. En effet, toutes les
zones humides du parc sont inscrites sur la Liste de la Convention
de Ramsar et le Parc National est une Réserve de la Biosphère de
l’UNESCO. L’Algérie a signé et ratifié tous les instruments y afférents
et elle est tenue de respecter les engagements internationaux qui
se placent au dessus des lois du pays.
La région orientale de la wilaya d’El Tarf dans laquelle se trouve le
Parc National d’El Kala, dépend étroitement, et de plus en plus, des
flux diffus que sont les déplacements incessants des passagers vers
la Tunisie et les vacanciers. Depuis une quinzaine d’année, des
activités touristiques se mettent laborieusement en place autour de
ces flux. Elles assurent des revenus appréciables aux populations
mais sur lesquels l’autoroute fait peser maintenant une lourde
menace puisqu’elle va absorber (capter) ces flux, les concentrer sur
un seul itinéraire qui mènera à grande vitesse vers la Tunisie.
Dans ce secteur, c’est un réseau de voies de communication
parfaitement ajusté aux besoins du développement local qu’il faut
mettre en place, des voies qui inviteront à ralentir, à regarder dans
le décor, à s’arrêter, s’informer, s’éduquer, se détendre, à y
séjourner et puis à y revenir. C’est d’ailleurs l’une des raisons
pour lesquelles les voies à grande circulation sont proscrites dans
les parcs nationaux.
Nous avons rencontré M. le Ministre des Travaux Publics en juillet
dernier pour lui demander de déplacer le tronçon de l’autoroute
Est-Ouest dans le Parc en le contournant. Ce qui a priori ne
semblait pas poser de problèmes insurmontables. M. le Ministre
des Travaux Publics s’est dit complètement convaincu par les
arguments exposés d’autant plus que notre pays y avait tout à
gagner. En effet, si pour conserver la nature, l’effort était fait pour
déplacer un petit tronçon de la méga autoroute intercontinentale
et ne pas empiéter sur un sanctuaire de la Vie, la Loi aurait été
respectée et le prestige de l’autoroute Est-Ouest et du pays
auraient été considérablement rehaussé. M. le Ministre a alors
pris la décision de différer la réalisation de ce tronçon et de
rechercher un itinéraire de contournement. Comme vous le savez
certainement, cet engagement n’a pas été tenu et les travaux de
réalisation de ce tronçon sont en cours d’exécution. Sans que cela
n’ait été rendu officiel, c’est au Chef du Gouvernement que l’on
impute la décision d’avoir opter pour la variante de l’autoroute qui
passe dans le Parc National d’El Kala. C’est ce qui explique la
présente démarche dans laquelle, monsieur le Chef du
Gouvernement, nous vous demandons à la lumière de tout ce qui
précède, d’user de votre autorité pour sauvegarder la loi et le
prestige national en choisissant un autre itinéraire sachant bien
que de nombreuses solutions existent dans la wilaya d’El Tarf.
Aidez-nous à protéger le Parc National d’El Kala et à préserver sa
biodiversité ! Faisons de l’Algérie, un pays qui est soucieux de
protéger son environnement et qui oeuvre pour un développement
durable !
Comptant sur votre compréhension et votre sensibilité à la
préservation de la nature, veuillez agréer, Monsieur le Chef du
Gouvernement, l’expression de notre Haute considération.
Jijel, un balcon sur la mer
Quelle agence de voyage propose un séjour sur les côtes algériennes ? Aucune. Le pays est certainement le plus fermé de la Méditerranée. Depuis l’Indépendance en 1962, les autorités n’ont jamais cherché à développer le tourisme. L’exportation des hydrocarbures pourvoit pour l’instant aux besoins du pays. Une volonté toute nouvelle émerge pourtant. L’Algérie veut s’ouvrir, diversifier son économie et donc, mise sur le tourisme. C’est une seconde révolution. L’Algérie se réveille doucement d’un long sommeil et découvre une situation catastrophique sur le plan écologique. La plupart des plages sont polluées, les côtes souillées dans la plus grande indifférence.La corniche de Jijel est l’un des plus beaux sites de la Méditerranée. Une route taillée dans le massif au dessus de criques aux eaux limpides. La région est à l’écart des grands axes de circulation, ce qui l’a préservée d’un urbanisme galopant et d’une grande pollution.
Aujourd’hui, le site est dans la ligne de mire des professionnels du tourisme qui y trouvent tous les ingrédients d’une future destination balnéaire.Mais l’environnement de la corniche est très fragile, son écosystème menacé chaque jour un peu plus. Dans la ville de Jijel, une poignée de femmes et d’hommes se battent pour sauver leur côte. Un engagement citoyen dans un pays où la parole n’est pas toujours facile à prendre.Une petite pousse dans le monde du silence.
Une coproduction France 3/ Thalassa/Bonne Compagnie
Du nouveau!!! Aux amis du Parc National d'El Kala.
Amar Ghoul, le ministre des travaux publics et Chérif Rahmani, ministre de l'aménagement du territoire, de l'environnement et du tourisme sont annoncés pour le lundi 28 avril à El Tarf. Il sera inévitablement question de l'autoroute et du Parc National d'El Kala sinon comment expliquer ce duo gouvernemental qui se forme pour la première fois. En fait, on ne sait rien de cette visite qui pour l'instant est toujours une éventualité. Nous pensons toutefois qu'il faut saisir cette opportunité pour manifester une fois de plus notre opposition au passage le l'autoroute dans le Parc National d'El Kala. Nous proposons que dans la semaine du 26 avril au 1°mai et de préférence avant le 28, nous inondions la présidence de la république avec une même lettre que chaque signataire enverra individuellement au président de la république. *Vous** trouverez la lettre en pièce jointe et sur le site www.sauvonsleparc.org
http://www.sauvonsleparc.org
contact@sauvonsleparc.org
lettre_au_pr_sident_r_publique.doc
A
Monsieur le Président
de la
République Algérienne démocratique populaire.
Monsieur le Président de la République.
Le Parc National d’El Kala est un parc naturel marin, côtier, lacustre et montagneux. C’est le seul du genre en Algérie et en Méditerranée. Cette particularité en fait un important réservoir de la biodiversité parce qu’il renferme un nombre important d’espèces végétales et animales. Tous les pays du monde redoublent d’efforts pour lutter contre l’érosion de la biodiversité car il est établi que l’avenir des générations futures et de l’humanité en dépend étroitement. Le Parc National d’El Kala est menacé par le passage de l’autoroute Est-Ouest. Elle bouleverse irréversiblement des habitats de la faune et de la flore et anéantit du même coup l’unique protection juridique ce cette aire protégée : les statuts des parcs nationaux algériens.
Monsieur le Président j’ai signé la pétition pour la sauvegarde du Parc National d’El Kala. Au premier magistrat du pays que vous êtes, garant de l’application des lois, je réitère ici mon souhait de vous voir intervenir avec les pouvoirs qui vous sont conférés, pour mettre fin à une transgression de la loi et une agression sans pareil d’un inestimable patrimoine de l’Algérie.
Veuillez agréer, monsieur le Président, l’expression de ma profonde considération.
Nom, prénom et signature.
Le magazine jette les amarres sur la côte algérienne
Le magazine de la mer Thalassa, de la chaîne de télévision publique française France 3, consacrera le 2 mai prochain une partie de son émission à la région côtière de Jijel. Intitulée “Bords de mer en Algérie”, cette émission de George Pernoud présente Jijel comme un “balcon sur la mer” où “une poignée de volontaires se bat contre ceux qui défigurent les côtes”. L'émission de 120 minutes évoquera également d’autres thèmes sur l'environnement marin algérien, notamment le cas d’un passionné qui cultive les coquillages. L’équipe de tournage de Thalassa, faut-il le rappeler, avait séjourné à Jijel à la fin du mois de septembre dernier où elle avait effectué des prises de vue de la corniche jijelienne, de son port et de ses plages.
source:liberté
