Forêt domaniale des Béni Medjeled à Guelma
Le sac de 20 kg est vendu entre 180 et 200 DA à l’Est et atteint jusqu’à 1 500 DA dans le sud du pays. Située au nord-est du territoire national, la forêt domaniale des Béni Medjeled s’étant sur une superficie de quelque 8 000 ha couvrant les wilayas de Constantine, Skikda et Guelma.
Les importants feux de forêts des vingt dernières années, notamment ceux de la décennie noire, ont réduit considérablement la couverture forestière, majoritairement composée de chêne-liège et chêne-zen. Les charbonniers, qui ont travaillé dans l’illégalité durant cette même période, continuent à ce jour d’abattre les arbres, rendant irréversible la régénération de la forêt. Ainsi, notre présence à Larebaâ, agglomération secondaire, située à 16 km du chef-lieu de la commune de Bordj Sabaât dans la wilaya de Guelma, n’est pas fortuite puisque cette zone forestière de 3 000 ha, partie intégrante de la forêt domaniale des Béni Medjeled, déjà touchée par les incendies de l’année passée, est probablement l’un des derniers bastions forestiers denses qui s’oppose, nous dit-on, au ravage que causent les charbonniers à Ouled Hababa, située à quelques encablures de la wilaya de Skikda .
En effet, après quelques heures de marche à pied en forêt, en empruntant des chemins, accompagnés par deux guides connaissant parfaitement la région, nous atteignons le point le plus haut de cette zone montagneuse où se dresse Hadjare El Chouaf (le rocher du guetteur), un très vieux poste d’observation datant probablement des premières heures de la colonisation, culminant à 1 200 m d’altitude. L’on constate alors l’étendue des dégâts : d’une part, à Skikda, des milliers d’hectares de forêts ou du moins ce qu’il en reste, en clair, des souches d’arbres à perte de vue. « C’est une catastrophe ! Voyez par vous-même », dira notre guide. D’autre part, et aussi incroyable que cela puisse paraître, à la limite de la wilaya de Guelma, le massacre s’estompe nettement. Il fallait s’y risquer. A quelques mètres de nous, des résidus de meules.
Du chêne-liège pour les…barbecues
Il y a peu de temps, nous dit-on, les gardes forestiers ont effectué une descente dans cette zone pour détruire les meules et les campements des charbonniers. Effectivement, il ne restait que quelques sacs de charbon de bois, des huttes de fortune, et des traces de coupes récentes sur les quelques arbres de chêne-liège qui subsistent ici et là, le tout planté dans un décor de chaos et de désolation en cendre. « Il faut revenir sur nos pas, me dit-on, le danger nous guette ». En effet, de source bien informée, les hommes de main de la mafia du charbon, une trentaine environ, dans cette région, s’attellent à la tâche. A la faveur de la nuit, ils coupent le chêne-liège, en particulier, pour le transformer en charbon, car cet arbre produit du charbon de premier choix. La journée, ils dorment dans la forêt, bien dissimulés.
Le sac de 20 kg est vendu entre 180 et 200 DA, nous affirme-t-on. Le transport de la marchandise s’effectue par des véhicules légers bâchés, à destination d’intermédiaires à travers tout l’Est algérien. Les prix alors s’envolent pour atteindre parfois 1 500 DA/le sac dans le sud du pays. Des milliers de tonnes de charbon de bois finissent ainsi dans les barbecues et même chez des familles vivant encore dans la précarité en milieu rural. Comment tout cela peut arriver au nez et à la barbe des autorités civiles et militaires ? Une question à laquelle beaucoup se garderont de donner une réponse. Mais, les faits sont là, indélébiles, pour de nombreuses années encore. Les gardes forestiers de Bordj Sabaât veillent au grain, mais pour combien de temps encore ?
Un hameau hors du temps
Déjà, le chemin de wilaya n°33 reliant Bordj Sabaât à Larebaâ sur 16 km n’est fréquenté, pour ainsi dire, que par des tracteurs et autres camionnettes tant l’axe routier est impraticable. Croyant retrouver un semblant de civilisation au niveau du hameau de Larebaâ, il n’en est rien pour les 1 200 âmes qui y vivent, et dont la grande majorité sont des éleveurs. C’est dans un magasin d’alimentation générale, servant également de café à la population, que nous avons rencontré quelques personnes. Nous saurons, à titre d’exemple, qu’il n’y a pas de réseau d’AEP, encore moins de château d’eau. « Nous puisons notre eau au même point où les sangliers et autres animaux sauvages s’abreuvent », déclare un vieil homme. Pour les soins, aucune infrastructure sanitaire dans ce recoin de la wilaya de Guelma. « Des femmes sur le point d’accoucher sont mortes ici », lance un citoyen. Même le logement rural fait défaut. Bref, Larebaâ est un hameau hors du temps où les gourbis en chaume que l’ont croyait révolus à jamais existent bel et bien.
Historique:
- 1848 (4 mars) : l'Algérie est considérée comme partie intégrante du territoire français
- 1848 (9 décembre) : les provinces d'Alger, Constantine et Oran deviennent trois départements
- 1902 (24 décembre) : les 6 territoires sahariens, administrés par les 3 départements (2 chacun), forment les Territoires du Sud
- 1905 (14 août) : les Territoires du Sud sont organisés en 4 territoires : Aïn-Sefra, Ghardaïa, Oasis, Touggourt
- 1951 (1er août ?) : mise en place des codes de département 91 à 94
| Code | Département | Préfecture | Sous-préfectures | Création |
| 91 | Alger | Alger | Aumale Blida Médéa Miliana Orléansville Tizi-Ouzou |
09/12/1848 |
| 93 | Constantine | Constantine | Batna Bône Bougie Guelma Philippeville Sétif |
09/12/1848 |
| 92 | Oran | Oran | Mascara Mostaganem Sidi-bel-Abbès Tiaret Tlemcen |
09/12/1848 |
| 94, 9T | Territoires du Sud | - | - | 24/12/1902 (Territoire) |
- 1955 (7 août) : création du département de Bône, formé d'une partie de Constantine
- 1956 (28 juin) : réforme administrative, les 3 anciens départements sont subdivisés chacun en 4 parties
- 1957 (10 janvier) : les Territoires du Sud forment l'Organisation commune des régions sahariennes
- 1957 (20 mai) : les 12 subdivisions créées l'année précédente deviennent départements et remplacent les anciens
- 1957 (1er juillet) : mise en place de 13 nouveaux codes de départements (9A à 9M, plus 9T pour les Territoires du Sud), en remplacement des codes 91 à 94
- 1957 (7 août) : les Territoires du Sud sont divisés en 2 départements
- 1958 (17 mars) : création de 3 nouveaux départements (Aumale, Bougie, Saïda), avec modifications des limites des départements de Batna, Bône, Constantine, Médéa, Oran, Sétif et Tiaret
- 1958 (28 avril) : mise en place de 3 nouveaux codes de départements, 9N, 9P et 9R pour les 3 nouveaux départements
- 1959 (7 novembre) : suppression des départements d'Aumale et Bougie (et abandon des codes 9N et 9P), avec modifications des limites des départements de Batna, Bône, Constantine, Médéa, Oran, Saïda et Sétif
- 1961 (?) : mise en place de 2 nouveaux codes de départements, 8A et 8B pour remplacer 9T
- après l'indépendance en 1962, les 15 départements (9A, 9B, 9C, 9D, 9E, 9F, 9G, 9H, 9J, 9K, 9L, 9M, 9R, 8A, 8B) ont perduré jusqu'en 1978 (leurs codes ont été utilisés jusqu'en 1964)
| Code | Préfecture | Sous-préfectures | Population (1960) | Communes (1960) | Création |
| 9A | Alger | Blida Maison-Blanche |
1 079 806 | 67 | 20/05/1957 (d'Alger) |
| 9B | Batna | Arris Barika (1) Biskra Corneille Khenchela |
529 532 | 120 | 20/05/1957 (de Constantine) |
| 9C | Bône | La Calle (2) Clairfontaine (2) Guelma Souk-Ahras Tébessa (3) |
730 594 | 156 | 07/08/1955 (de Constantine) |
| 9D | Constantine | Aïn-Beida Aïn-M'lila Collo Djidjelli (4) El-Milia Mila Philippeville |
1 208 355 | 191 | 20/05/1957 (de Constantine) |
| 9E | Médéa | Aumale (5) Boghari Bou-Saâdaa (5) Djelfa (6) Paul Cazelles Tablata (5) |
621 013 | 116 | 20/05/1957 (d'Alger) |
| 9F | Mostaganem | Cassaigne Inkermann Mascara Palikao Relizane |
610 467 | 134 | 20/05/1957 (d'Oran) |
| 9G | Oran | Aïn-Temouchent Perrégaux Sidi-bel-Abbès Le Telagh (7) |
851 190 | 115 | 20/05/1957 (d'Oran) |
| 9H | Orléansville | Cherchell Duperré Miliana Ténès Teniet-el-Haad |
633 630 | 114 | 20/05/1957 (d'Alger) |
| 9J | Sétif | Akbou (8) Bordj-bou-Arreridj Bougie (8) Kerrata (8) Lafayette (8) M'Sila Sidi-Aïch (8) Saint-Arnaud |
1 001 461 | 186 | 20/05/1957 (de Constantine) |
| 9K | Tiaret | Aflou Frenda Saïda (9) Vialar |
267 110 | 74 | 20/05/1957 (d'Oran) |
| 9L | Tizi-Ouzou | Azazga Bordj-Menaïel Bouïra Dra-el-Mizan (10) Fort-National Palestro |
800 892 | 121 | 20/05/1957 (d'Alger) |
| 9M | Tlemcen | Beni-Saf Marnia Nemours Sebdou |
371 956 | 63 | 20/05/1957 (d'Oran) |
| 9N | Aumale (11) | Bou-Saâdaa (11) Ouled-Djellal (12) Tablata (11) |
- | - | 17/03/1958 (de Médéa) |
| 9P | Bougie (13) | Akbou (13) Djidjelli (14) Kerrata (13) Lafayette (13) Sidi-Aïch (13) |
- | - | 17/03/1958 (de Constantine et Sétif) |
| 9R | Saïda | Aïn-Sefra Géryville Méchéria Le Telagh (15) |
193 365 | 39 | 17/03/1958 (de Tiaret, Oran et Saoura) |
| 8A | Ouargla (Oasis) |
Djanet (16) El Goléa (16) El Oued (16) Ghardaïa (16) In Salah (16) Laghouat Tamanrasset (16) Touggourt |
416 418 | 55 | 07/08/1957 (Est des Terr. du Sud: Ghardaïa, Oasis, Touggourt) |
| 8B | Colomb-Béchar (Saoura) |
Adrar Béni-Abbès (16) El Abiod-Sidi-Cheikh (16) Timimoun (16) Tindouf (16) |
166 124 | 41 | 07/08/1957 (Ouest des Terr. du Sud: Aïn-Sefra) |
Notes:
1 - arrondissement rattaché à Sétif du 17/03/1958 au 07/11/1959
3 - arrondissement rattaché à Batna du 17/03/1958 au 07/11/1959
4 - arrondissement rattaché à Bougie du 17/03/1958 au 07/11/1959
5 - arrondissement rattaché à Aumale du 17/03/1958 au 07/11/1959
6 - arrondissement créé le 17/03/1958
7 - arrondissement rattaché à Saïda du 17/03/1958 au 07/11/1959
8 - arrondissements rattachés à Bougie du 17/03/1958 au 07/11/1959
9 - arrondissement rattaché à Saïda le 17/03/1958
10 - arrondissement créé le 07/11/1959
11 - arrondissements rendus à Médéa le 07/11/19592 - arrondissements créés le 20/05/1957
12 - arrondissement intégré à l'arrondissement de Biskra (Batna) le 07/11/1959
13 - arrondissements rendus à Sétif le 07/11/1959
14 - arrondissement rendu à Constantine le 07/11/1959
15 - arrondissement rendu à Oran le 07/11/1959
16 - arrondissements créés le 03/12/1960
L'année musulmane étant lunaire et plus courte de onze jours que l'année solaire, chaque mois fait en trente trois ans le tour des saisons . Mais c'est au printemps comme l'indique d'ailleurs le sens étymologique du mot rabi', que naquît, à la Mecque, dans la fraction hachimite de la grande tribu de Qoraïch, celui qui devait devenir Sidna Mohammed l'Envoyé d'Allah. C'est également un 12 du même mois, qui tombait alors en été, que, le 8 juin 632, le Prophète mourut à Médine, après avoir accompli une mission qui devait marquer un tournant de l'histoire.
La fête du Mouloud, de la naissance, le Noël islamique, fut considérée de bonne heure comme une innovation justifiée. On la célébrait par des processions et des sermons dans l'Egypte des Fatimites au XIè siècle. Au début du XIIIè en Orient, à Arbela, un beau-frère de Saladin, ainsi que le rapporte Ibn Khallikàn, offrait à cette occasion un grand repas au peuple ; passait ses troupes en revue, envoyait des cadeaux aux derviches, faisait faire une procession nocturne aux flambeaux. Pour l'Occident, le Sultan méridine Abou Yacoub, fit de la " nuit bénie " une fête officielle dès 1292, et nous savons que les cours de Fès et de Tlemcen célébraient pompeusement, au XIVè siècle, le Mouloud, qui n'a cessé d'être une des fêtes les plus chères au cœur des Maghrébins, la coutume n'ayant pourtant été définitivement adoptée en Tunisie qu'aux environs de 1400.
----------La procession aux flambeaux se retrouve en divers endroits. Sur les hauts plateaux d'Algérie, les jeunes gens font parler la poudre. Un taleb chante le panégyrique du Prophète, auquel répondent les refrains des assistants porteurs de grands cierges de cire aux formes ingénieuses et de diverses couleurs. A Salé, la procession se fait la veille de la fête avec de grands cierges-candélabres monumentaux décorés d'alvéoles multicolores. Elle visite les différents sanctuaires et se termine à Sidi Ab'dallah ben Hassoun où les cierges sont suspendus jusqu'à l'année prochaine. Selon la tradition, c'est le Sultan saadien, Ahmed al Mansour, qui aurait introduit cette coutume pour l'avoir admirée à Constantine.
----------Ce Sidi ben Hassoun vivait au XVIè siècle, et est un exemple pour nos temps de luttes effrénées. Originaire des Slès, il remarqua qu'il perdait la sérénité de son âme quand il s'agissait de querelles de çofs, de questions politiques ou tribales. Il se réjouissait immodérément quand les siens avaient le dessus sur d'autres musulmans, sur d'autres hommes. Il se reprocha donc la joie qu'il éprouvait à voir souffrir d'autres fils d'Adam, d'autres serviteurs de Dieu, et il vint à Salé. Ses compatriotes le conjurèrent de rentrer chez eux. Sans répondre, il alla remplir un vase à la mer et le déposa sur le sol.
----------- Vous voyez, dit-il aux envoyés, cette eau. Tout à l'heure si agitée dans la mer, comment se fait-il qu'elle reste maintenant immobile et calme ?
- C'est qu'elle a été retirée de la mer.
- Vous avez raison, dit le saint. L'exil épure et calme. Je resterai ici.
----------Dans plusieurs villes et notamment à Meknès, le Mouloud est la grande fête des Aïssaouas et donnait lieu à l'impressionnante procession avec des milliers d'adeptes enthousiastes.
----------A Tlemcen, c'est dans les maisons qu'on allume des candélabres avec des bougies de cire verte. On met le henné aux filles, on donne des pétards aux garçons. Le matin, les petites filles. vêtues de leurs plus beaux habits, enveloppées du haïk et couvertes de bijoux, font des visites et mangent du fanid, pâtisserie faite de farine, de cire d'abeilles et de sucre, pétrie en forme de bougie, de chandelier, de panier. Les fiancés envoient de ce fanid à leurs fiancées avec du henné et un mouchoir de soie. Le huitième jour, l'on va en pèlerinage à 'Sidi Bou Médine, vers lequel monte la techouicha
(proprement le nom de la huitième journée qui suit la naissance d'un enfant) la procession des Aïssaouas et autres confréries populaires en dansant frénétiquement au son des bendir et des raïtas.
----------Dans les montagnes de Kabylie, les gens de la taddert achètent un bœuf dont la viande est partagée entre tous les habitants du village. Le soir, les enfants se promènent avec des bougies allumées dans des tiges de roseaux, réduction de la traditionnelle procession aux flambeaux, en chantant : " C'est aujourd'hui la fête du Prophète. Les anges dans le ciel sont contents et nous aussi ". Une coutume émouvante est de faire participer les absents au repas du soir. Sur la table basse, on pose la cuillère du père qui est allé au pèlerinage, du fils qui est parti travailler à Alger ou en France. Ce qui reste clans les plats est recouvert et emporté : c'est la part des anges.
----------Dans le M'Zab, l'on allume partout des cierges ; les femmes donnent des soirées joyeuses dans les maisons ; les_ hommes passent la nuit à psalmodier dans les Mosquées.
----------A Alger, où nous nous arrêterons davantage, tout le mois du Mouloud est marqué par une intense activité religieuse dans les mosquées en général et tout spécialement au sanctuaire fameux de Sidi-Abderrahmân, dont le tombeau couvert de belles soieries est, plusieurs jours auparavant. dévêtu, nettoyé et revêtu en grande pompe, aux sons des musiques ( Le samedi et le mercredi qui précèdent la fête, quand ce mercredi tombe au moins trois jours avant (cette année les 24 et 28 décembre). On joue des tambourins (bendir) et des thol (tambours) le samedi et l'on distribue du pain et de l'huile. Le mercredi, on joue en outre de la ghaïta (hautbois), et l'on distribue le couscous sucré.).
----------Les enfants confectionnent avec des roseaux et des tiges de fenouils des espèces de lustres compliqués qu'on appelle qoublas, coupoles ou mnâra, lustres et où ils allument de nombreuses bougies colorées. Le gâteau traditionnel, car toute fête doit avoir en Afrique comme en France son plat et ses pâtisseries, est la tammina faite avec de la semoule grillée, du beurre et du miel. Ce plat a été choisi sans doute pour ce jour, parce que c'est celui qu'on apporte aux mères le septième jour de leurs couches.
----------L'élément caractéristique de la fête est la récitation des maoulid. Ce sont des gacidas, des poésies en l'honneur du Prophète, imprégnées d'un ardent amour pour l'envoyé d'Allah, " la meilleure des créatures " et qui ont fini par constituer un genre littéraire spécial. On les lit à la radio. On en fait des recueils imprimés ou manuscrits qui s'accroissent sans cesse, car chaque année on en compose de nouveaux. On les chante à Sidi Abderrahmân.
E. Dermenghem
Maître Jacques Vergès, avocat français, invité comme conférencier au 4ème Colloque international sur les massacres du 8 mai 1945 organisé à l’université de Guelma, dira en substance à l’adresse des Algériens : « Comprenez que cette liberté pour laquelle vous vous êtes battus avec héroïsme en Italie, en France et en Allemagne ne vaut que pour les Européens. Le scandale est dans les statistiques, où l’on recense plus de morts algériens pour la France au cours de la Seconde Guerre mondiale que des résistants français recensés au cours de la même période ».
« Il y a lieu de s’enrichir de l’expérience du passé, fût-elle celle du malheur. Ne jamais oublier que les victimes du 8 mai 1945 furent traitées de nazis et leurs assassins glorifiés comme des démocrates. Rappelez-vous qu’après le 8 mai 1945, le sort de l’Algérie ne s’est pas réglé dans les « débats gauche-droite » au Parlement français. Il a été scellé le 1er Novembre 1954". « Le crime du 8 mai 1945 est imprescriptible.
Tennis : Benhabilès au TCP Ben Aknoun
L’un des meilleurs entraîneurs de tennis au monde actuellement, Tarik Benhabilès, 22e joueur mondial il y a quelques années, est de retour chez lui « pour de courtes vacances en famille ». Profitant de la présence à Alger de l’ancien coach de l’Américain Andy Roddick, la Ligue d’Alger, présidée par Nacer Eddine Benhabilès, organisera cet après-midi, un « clinic » (leçons données par un champion à des enfants), à partir de 17h, au Tennis Club les Palmiers de Ben Aknoun. Une sélection des jeunes espoirs de la LAT bénéficiera de cette exceptionnelle séance.
El watan
Tarik Benhabilès au JMH Dar El Beïda le 15 mai 2009: Une séance de travail très attendue
Après la belle réussite du «clinic» (leçons données à des enfants par un champion) organisé par la ligue d’Alger (LAT) au TC les Palmiers (Ben Aknoun) dimanche dernier, la LAT renouvelle cette opération mais cette fois avec les entraîneurs d’Alger et des autres ligues. Ils sont invités le vendredi 15 mai 2009, au Jil Moustakbal Himaya (Dar el Beïda), à partir de 10h, à une séance de travail avec Tarik Benhabilès. L’invitation lancée par la LAT est destinée à l'ensemble des techniciens, cadres du sport diplômés en tennis, initiateurs, anciens joueurs, etc. Le thème de la rencontre sera basé sur les nouvelles techniques d'entraînement et la formation des jeunes champions sur tous les plans.
L’ancien N 22 mondial, qui dirige une académie de tennis en Floride (Etats-Unis), est actuellement en Algérie «pour de courtes vacances dans ma famille». Tout comme les jeunes joueurs au TCP, nul doute que les entraîneurs qui auront la chance de côtoyer l’un des meilleurs entraîneurs de tennis du monde seront très attentifs aux conseils qui leur seront prodigués lors d’une séance de travail des plus utiles incontestablement.
http://www.geocities.com/tennis_algerie/news.htm